La dissolution de la société, les causes et les effets

Une société se dissout seulement dans les cas que tu trouves à l'article 1844-7 du Code civil, à savoir l'arrivée du terme, la réalisation ou l'extinction de l'objet, une décision des associés, ou une décision du tribunal pour justes motifs, notamment une mésentente qui paralyse le fonctionnement de la société. La dissolution ouvre ensuite la liquidation, une période pendant laquelle la société continue d'exister seulement pour vendre ses biens, payer ses dettes et partager ce qui reste entre les associés.

L'essentiel en une phrase

Retiens un seul réflexe pour tout ce chapitre. Tu vérifies toujours si la société se trouve dans l'un des cas prévus par l'article 1844-7 du Code civil, parce que cette liste est limitative et tu n'as pas le droit d'en inventer une neuvième. Un événement grave, un conflit entre associés ou même un décès ne dissout donc jamais une société par lui-même. Il faut que ce fait corresponde exactement à l'une des causes que la loi énumère. Une fois la dissolution acquise, retiens ensuite qu'elle ne fait pas disparaître la société du jour au lendemain. Elle ouvre une dernière phase, la liquidation, pendant laquelle la société survit uniquement pour solder son passif et partager ce qui reste. C'est cette distinction entre la cause qui déclenche la fin et la procédure qui l'organise que la plupart des étudiants confondent, et c'est justement ce que je te propose de démêler dans cette fiche.

À retenir

L'article 1844-7 du Code civil énumère les causes de dissolution de façon limitative. La dissolution ouvre la liquidation, la société conserve sa personnalité morale jusqu'à la clôture de cette dernière.

Quelles sont les causes de dissolution d'une société ?

Prends l'exemple de Denis Corbier. En 2008, il fonde à Roanne la SARL Ateliers Corbier, une entreprise de meubles sur mesure, avec ses deux enfants Julie et Thomas comme associés. Denis garde 50 % des parts. Julie et Thomas se partagent le reste à parts égales. Suis son histoire, elle te servira de fil rouge pour tout ce chapitre.

L'article 1844-7 du Code civil énumère huit causes de dissolution, et tu dois les connaître dans l'ordre pour ne jamais en oublier une en cas pratique. Le premier groupe joue automatiquement, sans qu'aucune décision ne soit nécessaire. C'est l'arrivée du terme statutaire, fixé au maximum à 99 ans, sauf si les associés ont prorogé la société avant l'échéance dans les conditions de l'article 1844-6. C'est aussi la réalisation ou l'extinction de l'objet social, quand l'activité pour laquelle la société a été créée est accomplie ou devient impossible à poursuivre.

Le second groupe suppose au contraire une décision, celle des associés ou celle du juge. Les associés peuvent décider à tout moment une dissolution anticipée, dans les conditions de majorité prévues pour modifier les statuts. Le juge, lui, peut prononcer la dissolution dans trois hypothèses distinctes, à la suite de l'annulation du contrat de société (l'article 1844-15 précise que cette nullité met fin à la société sans rétroactivité, contrairement à une nullité de contrat ordinaire qui efface tout depuis l'origine), par l'effet d'un jugement qui clôture une liquidation judiciaire pour insuffisance d'actif, ou pour justes motifs, une notion que tu retrouveras en détail dans la section suivante. Une dernière cause, plus rare, tient aux clauses que les statuts eux-mêmes peuvent prévoir.

Deux points annexes méritent aussi ton attention, car ils reviennent souvent en cas pratique. Le premier reste rattaché à l'article 1844-7, c'est la réunion de toutes les parts en une seule main, prévue par l'article 1844-5 auquel le 6° de l'article 1844-7 renvoie. Si un associé unique se retrouve seul dans une société qui en comptait plusieurs, l'article 1844-5 du Code civil ne prononce pas la dissolution de plein droit. Il laisse ainsi un an à la société pour retrouver un second associé. Passé ce délai, tout intéressé peut demander la dissolution en justice, le tribunal pouvant encore accorder six mois supplémentaires pour régulariser. Quand l'associé unique restant est en revanche une personne morale, un mécanisme particulier prend le relais, la transmission universelle du patrimoine, qui transfère tout l'actif et tout le passif à cet associé sans passer par une liquidation.

Le second point, lui, se trouve en dehors de la liste de l'article 1844-7, une règle propre au Code de commerce qui touche les événements affectant un associé selon la forme de la société. C'est ici que Denis Corbier t'apprend quelque chose d'important. En 2023, Denis meurt subitement. Julie et Thomas craignent que la société doive fermer. Ils se trompent, car l'article L. 223-13 du Code de commerce pose la libre transmission des parts sociales par succession dans une SARL. Le décès de Denis ne dissout donc rien du tout, tant que les statuts ne prévoient pas de clause d'agrément pour les héritiers. Les parts de Denis entrent ainsi dans sa succession, et sa femme Nathalie en hérite la moitié. Elle devient associée de plein droit aux côtés de Julie et Thomas, sans que personne n'ait besoin de voter quoi que ce soit. Tu retiens ce contraste avec la société en nom collectif, où la mort d'un associé entraîne au contraire la dissolution par principe, sauf clause de continuation dans les statuts. Plus un associé risque gros sur son patrimoine personnel, plus la loi protège en effet les autres associés contre l'arrivée d'un héritier imprévu.

Quelles sont les conditions de la dissolution judiciaire pour mésentente ?

L'article 1844-7, 5° du Code civil ouvre la dissolution judiciaire au tribunal, à la demande d'un associé, pour justes motifs. La loi cite deux exemples, l'inexécution grave de ses obligations par un associé, et surtout la mésentente entre associés qui paralyse le fonctionnement de la société. C'est cette seconde hypothèse qui domine le contentieux, et c'est elle que tu dois savoir manier avec précision.

Reprends l'histoire des Ateliers Corbier. En 2024, Nathalie se lasse de gérer l'entreprise au quotidien, donc elle cède ses parts à parts égales à ses deux enfants, dans les mêmes conditions de liberté prévues par l'article L. 223-13. Julie et Thomas se retrouvent alors chacun à 50 % du capital. Les années suivantes, un désaccord profond s'installe d'ailleurs entre eux. Julie veut ouvrir une boutique en ligne et embaucher un designer pour moderniser la gamme. Thomas, en revanche, refuse catégoriquement, fidèle à un modèle purement artisanal qui protège selon lui l'identité de l'atelier. Depuis plus de deux ans, chaque assemblée générale se solde ainsi par un partage de voix à égalité. Aucun budget annuel n'a pu être approuvé, aucun designer n'a pu être embauché, si bien que Julie envisage désormais de demander la dissolution judiciaire.

La jurisprudence exige trois conditions cumulatives avant de faire droit à une telle demande. La première est une mésentente réelle et grave, qui dépasse le simple désaccord ponctuel sur une décision de gestion. Chez Julie et Thomas, le conflit dure en effet depuis plus de deux ans et touche des choix stratégiques plutôt que de simples détails de gestion courante. Cette première condition est donc remplie. La deuxième condition, la plus déterminante en pratique, est la paralysie effective du fonctionnement de la société. Il ne suffit pas que les associés se disputent. Il faut aussi que ses décisions essentielles soient bloquées dans les faits, comme l'approbation des comptes, l'embauche ou l'orientation de l'activité. La Cour de cassation l'a d'ailleurs rappelé sans ambiguïté dans un arrêt du 17 novembre 2021 (Cass. 3e civ., n° 19-13.255), en cassant une décision qui avait prononcé la dissolution d'une société civile immobilière familiale sur la seule disparition de l'entente entre les associés, sans que les juges du fond n'aient caractérisé une paralysie concrète des organes sociaux. La seule mésentente, même sincère et durable, ne suffit donc jamais à elle seule.

La troisième condition tient à la bonne foi du demandeur. L'associé qui saisit le tribunal ne doit pas être à l'origine du blocage qu'il invoque, sinon le juge peut lui refuser la reconnaissance d'un juste motif. La Cour de cassation a toutefois précisé un point utile pour Julie. Une éventuelle responsabilité dans le conflit ne rend en effet jamais la demande irrecevable. Elle joue seulement sur le fond du dossier, au moment où le juge apprécie si le juste motif est caractérisé (Cass. com., 16 septembre 2014, n° 13-20.083). Julie garde donc le droit de saisir le tribunal, même si Thomas soutenait qu'elle a elle-même envenimé la situation. Le juge ne tranchera cette question qu'au moment d'apprécier le bien-fondé de la demande.

Un dernier point compte autant que les trois conditions elles-mêmes. La dissolution reste en effet une mesure de dernier recours. Avant de dissoudre, le tribunal préfère souvent une solution plus douce, comme la désignation d'un administrateur provisoire chargé de débloquer le fonctionnement le temps du procès. Retiens bien aussi ce que le juge ne peut jamais faire. Il ne peut pas imposer à Thomas de racheter les parts de Julie, ni exclure l'un des deux associés contre son gré, sauf si un texte de loi ou une clause statutaire le lui permet expressément. La Cour de cassation l'a d'ailleurs posé dès un arrêt fondateur du 12 mars 1996 (Cass. com., n° 93-17.813, Nollet), rendu à propos d'une société en nom collectif bloquée depuis trois ans, où les coassociés du demandeur proposaient de racheter ses parts plutôt que de voir la société disparaître. Le juge peut ainsi dissoudre, mais il ne peut pas choisir qui reste et qui part.

Que se passe-t-il juste après la dissolution ?

Suppose que le tribunal donne raison à Julie et prononce la dissolution des Ateliers Corbier. La société ne disparaît pas pour autant à l'instant du jugement. Elle entre dans une dernière étape que tu dois connaître pour ne jamais confondre dissolution et disparition.

La dissolution doit d'abord être publiée pour produire ses effets à l'égard des tiers, c'est-à-dire des personnes extérieures à la société, comme les fournisseurs de bois ou la banque. Le liquidateur insère un avis dans un journal d'annonces légales, dépose au greffe le jugement qui prononce la dissolution, procède à une inscription modificative au registre du commerce et des sociétés, et publie un avis au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales. À partir de ce moment-là, le nom de la société doit être suivi de la mention « société en liquidation » sur tous ses actes, pour prévenir chaque tiers qu'elle n'est plus dans sa vie normale.

Retiens ensuite l'idée qui commande tout le reste du régime. La personnalité morale de la société survit à sa dissolution. L'article 1844-8 du Code civil le pose clairement. Cette personnalité subsiste en effet pour les besoins de la liquidation jusqu'à la publication de sa clôture, qui doit intervenir dans un délai de trois ans à compter de la dissolution. Si ce délai n'est pas tenu, le ministère public ou tout intéressé peut saisir le tribunal pour faire procéder à la liquidation ou l'achever. Pendant toute cette période, les Ateliers Corbier conservent leur nom et leur siège, et ils gardent leur capacité à agir en justice. Cette capacité reste toutefois réduite aux seuls actes utiles à la liquidation. Aucune opération nouvelle n'est permise en dehors de ce cadre.

Le rôle du liquidateur et le déroulement de la liquidation

Un liquidateur prend alors la suite du dirigeant. C'est lui qui devient le seul représentant de la société pendant cette dernière phase, et son rôle mérite que tu le connaisses avec précision.

Le liquidateur est en principe désigné par les associés. À défaut d'accord entre eux, comme c'est probable entre Julie et Thomas après deux ans de blocage, c'est le tribunal qui le nomme, sur requête de tout intéressé. Son mandat dure trois ans au maximum, renouvelable si la liquidation n'est pas achevée. Ce délai reste distinct de celui de l'article 1844-8, qui impose lui aussi trois ans, mais à compter de la dissolution elle-même, et non de la nomination du liquidateur. Le liquidateur reçoit les pouvoirs les plus étendus pour réaliser l'actif, même à l'amiable, et toute restriction que les statuts voudraient lui imposer reste inopposable aux tiers. Il peut donc vendre le stock de bois, les machines de l'atelier et recouvrer les créances clients, puis payer les créanciers avec le produit de ces ventes et répartir le solde disponible. Il ne peut en revanche entreprendre aucune activité nouvelle sans y avoir été autorisé par les associés ou par le tribunal. Une limite protège enfin la société contre lui-même. Il lui est interdit d'acheter pour son propre compte les biens qu'il liquide, une interdiction étendue à son conjoint et à ses proches, pour éviter qu'il ne brade un bien à un proche.

Quand toutes les dettes sont réglées et l'actif entièrement réalisé, le liquidateur convoque les associés pour approuver les comptes définitifs et constater la clôture de la liquidation. Cette clôture éteint enfin la personnalité morale de la société, et elle est suivie de sa radiation au registre du commerce et des sociétés. Retiens un point utile pour un cas pratique. Si un créancier oublié se manifeste après cette radiation, la jurisprudence considère que la personnalité de la société survit encore tant que ses droits et ses dettes ne sont pas tous liquidés. Ce créancier peut donc faire nommer un mandataire chargé de la représenter pour être payé.

Ne confonds jamais cette liquidation amiable, celle des sociétés en bonne santé qui peuvent payer tous leurs créanciers, avec la liquidation judiciaire, une procédure distincte du droit des entreprises en difficulté, ouverte quand l'entreprise est en cessation des paiements et que son redressement est manifestement impossible. Si le liquidateur des Ateliers Corbier découvrait en cours de route que l'actif ne suffit même pas à payer les créanciers, il devrait immédiatement demander l'ouverture d'une liquidation judiciaire plutôt que de poursuivre la liquidation amiable, sous peine d'engager sa propre responsabilité.

Qu'est-ce que le boni de liquidation et comment est-il réparti ?

Une fois les créanciers payés, vient enfin le moment où Julie et Thomas récupèrent ce qui leur revient. Deux opérations s'enchaînent, et tu dois les distinguer avec soin.

Le liquidateur commence par rembourser les apports de chaque associé, à hauteur de leur valeur nominale, sans intérêts, et dans la limite de ce qui reste après le paiement des créanciers. S'il subsiste un bien qui n'a pas pu être vendu, un local ou une machine par exemple, les règles du partage des successions s'appliquent. Un associé peut alors se le voir attribuer, à charge de verser une soulte à l'autre si sa valeur dépasse son apport.

Le solde qui demeure une fois les apports remboursés forme le boni de liquidation, défini à l'article 1844-9 du Code civil. Il est réparti entre les associés proportionnellement à leur part dans le capital, sauf clause contraire des statuts, exactement comme un bénéfice ordinaire, et il est imposé comme un revenu distribué. Si Julie et Thomas récupèrent chacun leur apport initial puis se partagent un boni de 20 000 euros, chacun touche 10 000 euros supplémentaires, puisqu'ils sont à parts égales.

L'inverse peut aussi se produire. Tu dois connaître ce cas de figure. Si l'actif ne suffit même pas à rembourser les apports, on parle de mali de liquidation. Dans une SARL, comme celle des Ateliers Corbier, la responsabilité des associés reste limitée à leurs apports, article L. 223-1 du Code de commerce, donc Julie et Thomas perdraient au maximum ce qu'ils ont apporté, sans que le déficit résiduel ne puisse jamais être réclamé sur leur patrimoine personnel. Dans une société en nom collectif au contraire, les associés répondent indéfiniment et solidairement des dettes sociales, un seul d'entre eux pourrait donc être poursuivi pour l'intégralité du mali. Une société civile occupe une position intermédiaire, ses associés répondent eux aussi indéfiniment du passif, mais chacun seulement à proportion de sa part dans le capital, sans solidarité entre eux. Cette différence de risque explique d'ailleurs pourquoi les statuts d'une SARL protègent davantage les héritiers contre un décès imprévu que ceux d'une société en nom collectif.

Les erreurs qui coûtent des points

  • Tu inventes une cause de dissolution qui n'existe pas dans l'article 1844-7. Un conflit entre associés, une faillite personnelle ou même un décès ne dissolvent jamais une société par eux-mêmes. Il faut toujours rattacher le fait à l'une des huit causes limitativement énumérées par la loi.
  • Tu crois qu'une mésentente suffit à obtenir la dissolution judiciaire. Le juge exige en plus une paralysie effective du fonctionnement de la société, et la bonne foi du demandeur. La seule perte d'entente entre associés ne suffit jamais.
  • Tu confonds dissolution et disparition immédiate de la société. La société survit pour les besoins de la liquidation. Sa personnalité morale ne s'éteint qu'à la clôture de cette liquidation, jusqu'à trois ans plus tard.
  • Tu appliques la même règle sur le décès d'un associé à toutes les sociétés. Une SARL ou une SAS continuent en principe avec les héritiers. Une société en nom collectif se dissout au contraire par principe, sauf clause de continuation.

Ce chapitre s'articule directement avec le régime général des sociétés commerciales, et avec la faute de gestion des dirigeants, puisqu'un liquidateur peu diligent engage sa propre responsabilité exactement comme un dirigeant fautif engage la sienne. Ne mélange jamais cette liquidation amiable avec le redressement et la liquidation judiciaire, deux procédures qui supposent une entreprise déjà en cessation des paiements.

Questions fréquentes sur la dissolution de la société

Le décès d'un associé entraîne-t-il la dissolution de la société ?

Non, pas dans une SARL, une SAS ou une SA. Chacune de ces formes prévoit que les parts ou les actions se transmettent librement par succession, l'article L. 223-13 du Code de commerce le pose pour la SARL, donc si tu es associé d'une société de ce type, tes héritiers prennent ta place de plein droit, sauf clause d'agrément prévue par les statuts. La société en nom collectif retient au contraire la solution inverse. La mort d'un associé y entraîne en principe la dissolution, sauf clause de continuation.

Qu'est-ce qu'un juste motif de dissolution judiciaire ?

L'article 1844-7, 5° du Code civil retient deux justes motifs, l'inexécution grave de ses obligations par un associé, et surtout la mésentente entre associés qui paralyse le fonctionnement de la société. Le juge exige trois conditions cumulatives, une mésentente réelle et grave, une paralysie effective des décisions essentielles, et la bonne foi du demandeur, qui ne doit pas être à l'origine du blocage. Retiens surtout que la dissolution reste une mesure de dernier recours.

Qu'est-ce que le boni de liquidation et comment est-il réparti ?

Le boni de liquidation est la somme qui reste une fois que le liquidateur a payé toutes les dettes de la société et remboursé les apports de chaque associé (article 1844-9 du Code civil). Il est réparti entre les associés proportionnellement à leur part dans le capital, sauf clause contraire des statuts, et il est imposé comme un revenu distribué. Si tu vois que le passif dépasse l'actif, tu es alors face à un mali de liquidation.

Le droit des sociétés va bien au-delà de la dissolution.

Ma fiche de droit des sociétés L3 reprend chaque notion du programme, expliquée simplement et prête à servir en cas pratique comme en dissertation.

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Où se range ce chapitre dans le programme

La dissolution de la société fait partie du droit des sociétés de L3, dans la partie consacrée à la fin de la société. Voici les pages à consulter si tu veux aller plus loin.