Droit constitutionnel L1 : le cours, les fiches et les notions à maîtriser
Le droit constitutionnel L1 étudie l'organisation et l'exercice du pouvoir politique dans l'État, à savoir qui détient le pouvoir, comment la Constitution l'encadre et comment les institutions se partagent les rôles. En France, c'est concrètement l'étude de la Ve République, née de la Constitution du 4 octobre 1958. Cette fiche couvre le programme du S1 et du S2, avec les notions clés et la méthode de la dissertation.
Le droit constitutionnel, c'est souvent ta toute première matière de droit public, et c'est l'une des plus difficiles et des plus redoutées. Elle est très abstraite, parce qu'elle mêle de la philosophie, de la politique et du droit. Tu y croises des notions complexes comme le régime parlementaire ou le régime présidentiel, et ces notions demandent un cours complet et vraiment pédagogique. C'est justement ce qui manque le plus souvent. Beaucoup de professeurs restent abstraits et flous, et c'est pour ça que tant d'étudiants n'aiment pas cette matière. Alors qu'elle est passionnante, et importante pour ta réussite comme pour ta culture de citoyen. Voilà pourquoi il te faut un cours agréable à lire et vraiment pédagogique. Sur cette page, tu trouves le programme du S1 et du S2, la théorie de l'État expliquée simplement, les institutions de la Ve, les grandes dates et la méthode de la dissertation.
Pourquoi j'ai créé ces fiches
Après des centaines d'heures de cours particuliers, auprès d'élèves de plus de 20 facultés différentes en France, j'ai compris une chose. Ce qui fait perdre le plus de points à un étudiant, ce qui le bloque à 12, 13 ou 14 de moyenne, c'est très souvent son cours.
Deux problèmes reviennent tout le temps. D'abord, le cours est incomplet. Il manque des passages entiers du programme, et le jour du partiel, tu n'as pas de quoi répondre sur ces points. Ensuite, le cours est désagréable à lire. Et un cours comme ça, tu as moins envie de te remettre à réviser et tu décroches plus vite.
J'ai vu ce problème chez la grande majorité de mes élèves. Près de 90 % d'entre eux travaillaient avec de mauvais cours. Alors j'ai décidé de créer les miens.
Ces fiches reprennent les méthodes de pédagogie les plus récentes. Tout est complet, clair, bien espacé et écrit condition par condition. Il y a de la couleur partout, pour distinguer les titres, les conditions et les jurisprudences. Les points importants sont en gras et les éléments clés soulignés. J'ai ajouté des schémas, des points récapitulatifs et des métaphores pour t'aider à bien comprendre. J'ai fait en sorte que le cours soit le plus agréable et le plus clair possible, pour que tu l'apprennes facilement et que tu aies même envie de l'apprendre.
Mon objectif est simple. Faire les meilleures fiches de droit du marché.
En bref : qu'est-ce que le droit constitutionnel ?
Le droit constitutionnel est la branche du droit public qui étudie l'organisation et l'exercice du pouvoir politique dans l'État. Il répond à trois questions : qui détient le pouvoir, comment ce pouvoir est encadré par la Constitution, et comment les institutions se partagent les rôles. En France, c'est aussi l'étude concrète de la Ve République, née de la Constitution du 4 octobre 1958.
La fiche complète de droit constitutionnel L1
Le cours entier, en clair, en couleur, avec les schémas et les exemples. La théorie de l'État, la Constitution, la séparation des pouvoirs et toute la Ve République. Accès à vie, mises à jour incluses.

Droit constit S1 · 228 p.
Théorie de l'État, Constitution, séparation des pouvoirs. Toutes les fondations de la matière.
14,99 €
Tu reçois le PDF complet par email, dès le paiement validé.

Droit constit S2 · 144 p.
La Ve République en détail, les institutions, le contrôle de constitutionnalité.
14,99 €
Tu reçois le PDF complet par email, dès le paiement validé.
Tu prends toute la L1 ? Le pack Licence 1 réunit toutes les matières de première année à prix réduit.
Le programme de droit constitutionnel en L1
Là encore, le découpage change un peu selon les facultés, mais le contenu reste le même, la théorie d'abord et la Ve République ensuite.
La théorie générale
- La théorie de l'État : la définition de l'État (territoire, population, pouvoir souverain), l'État unitaire, fédéral et régional.
- La souveraineté : la souveraineté nationale et la souveraineté populaire, et leurs conséquences sur le vote et la représentation.
- La Constitution : sa notion, le pouvoir constituant, la révision, la hiérarchie des normes et le bloc de constitutionnalité.
- La séparation des pouvoirs : la théorie de Montesquieu, et les régimes parlementaire et présidentiel.
La Ve République
- L'histoire constitutionnelle française : de 1789 à 1958, les Républiques successives et leurs échecs.
- Le Président de la République : son élection, ses pouvoirs propres et ses pouvoirs partagés.
- Le Gouvernement et le Parlement : leurs rapports, la rationalisation du parlementarisme, la responsabilité politique.
- Le Conseil constitutionnel : le contrôle de constitutionnalité, a priori et a posteriori avec la QPC.
Les notions à maîtriser absolument
Ces six notions reviennent dans presque tous les sujets de dissertation. Bien les comprendre, c'est s'assurer une note au-dessus de 13/20.
L'État
Une collectivité qui réunit trois éléments : un territoire, une population et un pouvoir souverain. Comprendre l'État, c'est saisir la différence entre l'État unitaire comme la France et l'État fédéral comme les États-Unis.
La souveraineté
Le pouvoir suprême, qui ne dépend d'aucun autre. La grande distinction du cours oppose la souveraineté nationale, qui appartient à la Nation abstraite, et la souveraineté populaire, qui appartient au peuple. Ce choix détermine tout le système de représentation.
La Constitution
La norme suprême qui organise le pouvoir et garantit les droits. Une constitution rigide est difficile à modifier, une constitution souple se révise comme une loi ordinaire. La Constitution de 1958 est rigide.
Le bloc de constitutionnalité
L'ensemble des normes de valeur constitutionnelle : le texte de 1958, la Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l'environnement. La décision de 1971 lui a donné toute son ampleur.
La séparation des pouvoirs
L'idée que le pouvoir doit être divisé entre le législatif, l'exécutif et le judiciaire pour éviter l'arbitraire. Selon la façon dont on l'organise, on obtient un régime parlementaire ou un régime présidentiel.
Le contrôle de constitutionnalité
La vérification qu'une loi respecte la Constitution, assurée par le Conseil constitutionnel. Il s'exerce avant la promulgation, a priori, et depuis 2010 après, grâce à la question prioritaire de constitutionnalité.
Le cours de droit constitutionnel L1 semestre 1 en PDF, l'essentiel expliqué
Voici l'essentiel du programme du semestre 1, expliqué simplement. Ce sont les notions qui reviennent le plus souvent en dissertation, et celles qui font perdre le plus de points quand elles restent floues. Prends le temps de bien les comprendre, car tout le reste du cours s'appuie dessus.
L'État et ses trois éléments
L'État est une construction juridique qui réunit trois éléments dans une seule personne morale. Cette théorie des trois éléments a été mise au point par le juriste allemand Georg Jellinek dans sa Théorie générale de l'État (1900), et le droit international la reprend encore aujourd'hui. Pour qu'un État existe au sens du droit, il faut d'abord un territoire, c'est-à-dire l'espace concret sur lequel il exerce son pouvoir, avec sa partie terrestre, sa partie maritime (jusqu'à douze milles marins depuis la Convention de Montego Bay de 1982) et son espace aérien. Il faut ensuite une population, l'ensemble des personnes rattachées à cet État. Il faut enfin une puissance publique souveraine, un pouvoir qui commande et qui ne reconnaît aucun supérieur. Retire un seul de ces trois éléments et il n'y a plus d'État au sens juridique.
Les formes d'État, unitaire, fédéral et régional
Une fois qu'on sait ce qu'est un État, il reste à voir comment le pouvoir s'y organise, car son organisation change d'un pays à l'autre. Le cours distingue deux formes pures. L'État unitaire a une seule Constitution, un seul ordre juridique et un seul Parlement pour tout le pays. C'est le modèle le plus répandu, puisque environ 170 des 195 États reconnus dans le monde sont unitaires, et la France en fait partie depuis la Révolution, avec sa formule de 1793 « la République est une et indivisible ». Dans un État unitaire, le pouvoir central peut confier des compétences aux échelons locaux de deux manières qu'il faut bien distinguer. La déconcentration confie des tâches à des agents nommés par l'État, comme le préfet, qui restent sous ses ordres. La décentralisation transfère de vraies compétences à des collectivités élues, comme la commune ou la région, qui décident elles-mêmes dans leur domaine. La France est un État unitaire décentralisé depuis la révision du 28 mars 2003, qui a inscrit à l'article 1er que « son organisation est décentralisée ». En face, l'État fédéral réunit plusieurs États qui gardent chacun leur propre Constitution et leurs propres institutions, comme les États-Unis depuis 1787, l'Allemagne ou la Suisse. La Constitution fédérale partage alors les compétences entre l'État central, qu'on appelle la Fédération, et les États fédérés. Entre les deux, l'État régional est une forme intermédiaire née au XXe siècle, où les régions reçoivent une large autonomie sans que le pays devienne fédéral, comme en Italie ou en Espagne.
La souveraineté
La souveraineté, c'est le caractère d'un pouvoir qui ne reconnaît aucun supérieur. Est souverain celui qui a le dernier mot, celui qui décide en dernier ressort. Le mot apparaît dès le XIIe siècle pour désigner la position du roi au-dessus de ses vassaux, mais c'est le juriste français Jean Bodin qui en donne la première grande définition dans Les Six Livres de la République (1576). Sa formule est à connaître par cœur, « la souveraineté est la puissance absolue et perpétuelle d'une République ». Le mot République désigne ici l'État en général, quelle que soit sa forme de gouvernement. La doctrine classique lui reconnaît trois caractères. Elle est indivisible, donc on ne peut pas la partager. Elle est aussi inaliénable, ce qui veut dire que le titulaire ne peut pas la céder. Enfin elle est imprescriptible, elle ne se perd pas avec le temps. Aujourd'hui, l'Union européenne, la Convention européenne des droits de l'homme et le droit international viennent limiter ce qui était présenté comme un absolu.
Souveraineté nationale ou souveraineté populaire
Une fois qu'on sait ce qu'est la souveraineté, il reste à savoir à qui elle appartient. Deux réponses s'opposent depuis la Révolution. La souveraineté nationale, théorisée par l'abbé Sieyès en 1789 dans Qu'est-ce que le Tiers-État ?, donne la souveraineté à la Nation prise comme une entité abstraite, qui inclut les générations passées, présentes et à venir. La souveraineté populaire, défendue par Rousseau dès 1762 dans Du contrat social, la donne au peuple, c'est-à-dire à la somme concrète des citoyens vivants. Ce choix a des conséquences très concrètes, car il commande le mode de scrutin, le statut du député et la place du référendum. La Ve République a refusé de trancher et a fait une synthèse des deux dans l'article 3 de la Constitution de 1958.
La Constitution, sa création et sa révision
La Constitution est la norme la plus haute de tout l'ordre juridique, celle qui organise le pouvoir et pose les droits que même la loi doit respecter. Pour bien la comprendre, tu dois retenir une distinction que l'abbé Sieyès a posée dès 1789. D'un côté il y a le pouvoir constituant, celui qui crée ou refait la Constitution, et qui appartient au peuple souverain. De l'autre il y a les pouvoirs constitués, c'est-à-dire le Président, le Gouvernement, le Parlement et les juges, qui sont nés de la Constitution et doivent lui obéir. On oppose aussi le pouvoir constituant originaire, qui écrit une Constitution nouvelle en partant de zéro, souvent après une révolution ou la chute d'un régime, et le pouvoir constituant dérivé, qui se contente de modifier le texte existant en suivant les règles qu'il prévoit. Cette modification s'appelle la révision. En France, elle est réglée par l'article 89 de la Constitution, qui impose une procédure lourde en trois temps. D'abord l'initiative, qui vient du Président sur proposition du Premier ministre ou d'un parlementaire. Ensuite le vote du texte en termes identiques par l'Assemblée nationale et le Sénat. Enfin l'approbation définitive, par référendum ou, pour un projet du Gouvernement, par le Parlement réuni en Congrès à la majorité des trois cinquièmes. Cette lourdeur fait de la Constitution de 1958 une constitution rigide, plus difficile à changer qu'une loi ordinaire, alors qu'une constitution souple se modifie comme une simple loi. L'article 89 pose même deux limites. On ne peut pas réviser la Constitution quand l'intégrité du territoire est en cause, par exemple en cas d'invasion (alinéa 4), et surtout la forme républicaine du gouvernement ne peut jamais être touchée (alinéa 5), ce qui interdit un retour à la monarchie par une simple révision.
La séparation des pouvoirs
La séparation des pouvoirs est l'idée qui protège la liberté contre l'arbitraire. Sous l'Ancien Régime, le roi faisait la loi, l'exécutait et jugeait lui-même les contestations. La théorie naît justement contre cette concentration. Le philosophe anglais John Locke pose les premières bases dans le Second traité du gouvernement civil (1690), puis Montesquieu lui donne sa forme classique dans De l'esprit des lois (1748), au livre XI. Il distingue trois fonctions, à savoir faire la loi, l'exécuter et juger les litiges, qui doivent être exercées par trois organes différents. Son idée tient en une phrase, il faut que le pouvoir arrête le pouvoir, sinon on va vers la tyrannie. Cette exigence est devenue si importante que l'article 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 en fait une condition d'existence de toute Constitution. Pour bien voir où se place la Constitution parmi les autres règles, regarde notre page sur la hiérarchie des normes.
Régime parlementaire ou régime présidentiel
De cette séparation naissent deux grandes familles de régimes. Dans le régime présidentiel, la séparation est rigide. C'est le modèle des États-Unis, né avec la Constitution de 1787. Le président et le Congrès sont élus séparément et vont chacun au bout de leur mandat. Le président ne peut pas dissoudre le Congrès, et le Congrès ne peut pas renverser le président par une motion de censure. Dans le régime parlementaire, la séparation est souple. Il est né peu à peu en Angleterre au XVIIIe siècle, quand le roi George Ier, qui ne parlait pas l'anglais, a laissé Robert Walpole diriger le cabinet à partir de 1721. Ici, le gouvernement est responsable devant le Parlement, qui peut le renverser, et l'exécutif peut en retour dissoudre l'assemblée. La France est officiellement un régime parlementaire, avec une forte dose de pouvoir présidentiel en plus. Je détaille tout ce mécanisme, les citations de Montesquieu, la séparation souple et rigide et les trois types de régimes, dans ma page dédiée à la séparation des pouvoirs.
Voilà les fondations du semestre 1. Le semestre 2 quitte la théorie et entre dans le détail de la Ve République, c'est-à-dire le statut et les pouvoirs du Président, le rôle du Gouvernement et du Parlement, et le contrôle de constitutionnalité assuré par le Conseil constitutionnel, avec la question prioritaire de constitutionnalité depuis 2010. Tu retrouves le cours complet du semestre 1 en PDF, 228 pages en couleur avec les schémas, dans les fiches complètes, et la méthode complète dans notre méthode de la dissertation juridique.
Tout pour Droit constitutionnel L1
Choisis le format qui correspond à ta façon de réviser, ou prends le pack complet pour ne plus y penser.
Cours complet
Le format le plus détaillé, jusqu'au moindre développement, pour ne rien laisser au hasard.
Pack matière complet
Fiche complète, flashcards et QCM, fiches d'arrêt et un corrigé. Tout ce qu'il faut pour Droit constitutionnel L1, à prix réduit.
Pas encore prêt à acheter ?
Reçois gratuitement mon guide « 10 tips pour apprendre le droit », pour t'aider à réviser Droit constitutionnel L1 (et le reste) sans t'épuiser.
Les dates et décisions clés à connaître
En droit constitutionnel, on cite peu d'arrêts. Ce sont surtout des dates et quelques grandes décisions du Conseil constitutionnel qu'il faut connaître. Voici l'essentiel.
Le texte fondateur des droits et libertés, aujourd'hui partie du bloc de constitutionnalité.
Le régime parlementaire s'installe durablement en France.
Son Préambule, qui consacre des principes économiques et sociaux, fait aujourd'hui partie du bloc de constitutionnalité.
La Constitution actuelle, qui renforce l'exécutif et rationalise le parlementarisme.
La révision qui change durablement l'équilibre des institutions de la Ve République.
Le Conseil constitutionnel se déclare incompétent pour contrôler une loi adoptée directement par le peuple par référendum. Lire l'explication complète →
Le Conseil constitutionnel reconnaît la valeur constitutionnelle du Préambule de 1946 : c'est la naissance du bloc de constitutionnalité. Lire l'explication complète →
Constitution de 1958, DDHC de 1789, Préambule de 1946, PFRLR et Charte de l'environnement de 2004, ce que chaque élément protège vraiment. Lire l'explication complète →
Soixante députés ou soixante sénateurs peuvent désormais saisir le Conseil, ce qui démultiplie le contrôle des lois.
Le Conseil constitutionnel refuse d'exercer le contrôle de la conformité de la loi aux traités internationaux et délimite sa compétence. Cette décision a posé la répartition entre contrôle de constitutionnalité et contrôle de conventionnalité. Lire l'explication complète →
Le Conseil d'État juge que la suprématie des traités sur les lois ne joue pas contre la Constitution : dans l'ordre interne, la Constitution reste au sommet. Lire l'explication complète →
La Cour de justice pose la primauté du droit communautaire sur le droit national des États membres, même une loi votée après le traité. Lire l'explication complète →
La question prioritaire de constitutionnalité permet, depuis le 1er mars 2010, à tout justiciable de contester une loi déjà en vigueur. Lire l'explication complète →
La méthode de la dissertation juridique
En droit constitutionnel, l'exercice principal reste la dissertation. C'est un exercice d'argumentation et non une récitation de cours. Tu prends position sur un vrai problème, et toute la note se joue d'abord dans l'introduction, la partie la plus importante, puis dans un plan qui répond réellement à la problématique.
L'introduction, en sept temps
L'introduction est la partie la plus importante du devoir, alors tu y mets le temps. Elle suit sept temps précis.
- L'accroche. Tu pars d'une actualité, d'une citation d'auteur, d'un article ou d'un repère historique, et tu l'amènes vers le sujet. Par exemple, tu peux arriver sur la Ve République en partant de la IVe.
- La définition des termes. Tu définis chaque terme du sujet et tu compares avec les notions voisines pour bien le situer. Si le sujet parle de l'État fédéral, tu le mets en regard de l'État unitaire. Tu analyses, tu ne te contentes pas de poser les mots.
- La délimitation du sujet. Tu délimites dans le temps, dans l'espace et dans le champ théorique. Tu écartes ce qui ne rentre pas dans le sujet et tu justifies pourquoi tu l'écartes.
- Le contexte juridique. Tu rappelles les réformes, les révisions et les évolutions qui éclairent le sujet.
- L'intérêt du sujet. Tu montres pourquoi le sujet compte, sur le plan politique, doctrinal et juridique.
- La problématique. C'est le problème intellectuel que tu dois résoudre. Elle peut avoir plusieurs dimensions et elle doit faire ressortir toutes les tensions du sujet.
- L'annonce du plan. Sur le modèle « d'une part, d'autre part ».
Le plan et la rédaction
Tu construis un plan en deux parties et deux sous-parties, et tu écris ta problématique une fois le plan posé, pour qu'elle colle exactement à tes parties. Le plan répond au sujet et suit un cheminement, c'est une réflexion sur le cours et non un plan catalogue. Une règle de forme à ne jamais oublier, aucun verbe conjugué dans les titres de parties et de sous-parties. En droit constitutionnel, le couple « principe et nuance » marche bien, tout comme « notion et limites » ou « notion et régime ».
Chaque partie s'ouvre par un chapeau introductif, une phrase courte qui annonce les deux sous-parties. Dans une sous-partie, tu déroules deux paragraphes d'une dizaine de lignes, chacun sur le modèle idée, explication, illustration. À la fin de chaque paragraphe, tu ajoutes une courte phrase qui montre en quoi la sous-partie répond bien à la problématique. Tu vises l'équilibre, environ une page et demie pour l'introduction et un recto par sous-partie.
Entre tes deux parties, tu soignes la transition. Tu fais d'abord un bilan rapide de ce que tu viens de montrer, puis tu bascules en introduisant un fait nouveau ou une interrogation, et tu annonces ce qui suit. Le devoir s'arrête à la fin de la seconde partie, il n'y a pas de conclusion en dissertation juridique.
Tu retrouves le détail de chaque étape, avec des exemples rédigés, dans notre méthode complète de la dissertation juridique. Et pour avoir le droit applicable déjà reformulé partie par partie, regarde nos majeures préparées.
Les erreurs classiques qui coûtent des points
Réciter le cours au lieu de faire une véritable démonstration
Une dissertation se construit comme une démonstration. Sans problématique ni discussion, même un cours parfaitement su plafonne à la moyenne.
Confondre souveraineté nationale et populaire
C'est la distinction la plus piégeuse du semestre. Les conséquences sur le vote et la représentation sont différentes.
Oublier de définir les termes
Beaucoup se lancent sans définir l'État, la Constitution ou la souveraineté. Le correcteur attend ces définitions dès l'introduction.
Mélanger les types de régimes
Confondre le régime parlementaire et le régime présidentiel est une faute fréquente. Dans le parlementaire, le gouvernement est responsable devant le Parlement, alors que dans le présidentiel les pouvoirs sont nettement séparés.
Quatre questions pour te tester
Réponds dans ta tête, puis déplie la réponse. Si tu hésites, reprends la notion concernée.
Quels sont les trois éléments constitutifs de l'État ?
Quelle décision a créé le bloc de constitutionnalité ?
Depuis quand existe la question prioritaire de constitutionnalité ?
Quelle est la différence entre une constitution rigide et souple ?
Écrit par Julien, professeur de droit
Master II de droit pénal · Panthéon-Assas · Major puis vice-major de promo · #1 sur Superprof
Le droit constitutionnel a tout pour effrayer en début de licence, parce qu'on saute des grandes idées abstraites aux institutions sans transition. J'ai aidé plus de 620 étudiants à reconstruire ce fil. Cette page et les fiches qui l'accompagnent sont pensées pour ça.
En savoir plus sur moi →Questions fréquentes sur le droit constitutionnel en L1
Le droit constitutionnel est-il difficile en L1 ?
Quelles dates faut-il retenir ?
Quelle est la méthode de la dissertation ?
Quelle différence entre le S1 et le S2 ?
Où trouver un cours et une fiche de révision de droit constitutionnel L1 en PDF ?
Quel est le programme du droit constitutionnel L1 au semestre 1 ?
Vos fiches suivent-elles le programme de ma fac ?
Comment réviser le droit constitutionnel efficacement en L1 ?
Ils ont révisé avec mes fiches
162 étudiants me donnent 5/5 sur Superprof. Voilà ce que les fiches changent dans leurs révisions.
« Je retrouvais rapidement ce que je cherchais sans devoir relire tout le cours. Quand on a plusieurs matières à préparer en même temps, ça aide vraiment. »
« Les fiches m'ont vraiment aidée à m'y retrouver. Ça m'a permis de remettre de l'ordre dans tout ce que j'avais accumulé pendant le semestre. »
« Quand on a cinq ou six matières à préparer en même temps, chaque heure compte. Ça m'a permis d'aborder les examens beaucoup plus sereinement. »
Pose des fondations solides dès la L1.
La fiche complète reprend tout le cours, en clair et en couleur. Théorie de l'État, Constitution, Ve République. Accès à vie, mises à jour incluses.
Voir la fiche de droit constitutionnelLes autres matières à réviser avec le droit constitutionnel
Le droit constitutionnel ouvre le droit public. Tu le travailles avec ces matières proches.